Registres obligatoires en entreprise : liste, sanctions et conservation

Par Frédéric Janvier, expert-comptable — mise à jour du 16 octobre 2026.

Droit des sociétés, comptabilité, fiscalité, social, santé-sécurité, données personnelles : ce que le chef d'entreprise doit tenir, selon sa forme juridique et son effectif — et ce qu'il peut se dispenser de tenir.

Les registres obligatoires en 36 secondes

L'essentiel en trente secondes

  • Il n'existe pas une liste de registres obligatoires, mais plusieurs : elles dépendent de votre forme juridique, de votre régime fiscal et de votre effectif.
  • Dès le premier salarié : registre unique du personnel (jusqu’à 750 € par personne concernée pour une personne physique, 3 750 € pour une personne morale poursuivie), document unique d'évaluation des risques, affichages obligatoires, décompte du temps de travail.
  • Les décisions sociales doivent être documentées selon la forme de la société et ses statuts ; les SASU tiennent un registre des décisions de l’associé unique. Les sociétés par actions assurent aussi le suivi des titres nominatifs et des comptes de titulaires.
  • Depuis la loi du 25 juin 2026, l'absence de document unique peut coûter jusqu'à 4 000 € d'amende administrative par salarié concerné.
  • Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA établie en France doit pouvoir recevoir des factures électroniques.
  • Beaucoup de documents présentés comme « obligatoires » ne le sont pas : chartes, politiques internes, certains tableaux de suivi. Les distinguer évite de sur-administrer l'entreprise.
Registres obligatoires de l'entreprise : documents obligatoires, sous conditions, facultatifs et recommandés
Les registres obligatoires dépendent de la forme juridique, du régime fiscal, de l'effectif, de l'activité exercée et des caractéristiques des locaux.

Ce guide couvre les principaux registres et documents transversaux des entreprises françaises. Les obligations sectorielles, conventions collectives et règles propres à certains locaux peuvent ajouter des exigences.

La check-list par situation

En bref : un tableau de synthèse pour vérifier en quelques minutes ce qui vous concerne. Choisir sa forme juridique puis ajouter les obligations liées aux salariés, aux locaux et à l’activité. La ligne micro-entrepreneur et la ligne société sont des alternatives.
SituationCe que vous devez tenir
Micro-entrepreneur sans salariéLivre des recettes ; registre des achats si vente de marchandises ou hébergement ; réception des factures électroniques si assujetti à la TVA ; registre RGPD si traitement de données clients non occasionnel
Société sans salariéDécisions documentées selon la forme et les statuts ; titres et comptes de titulaires (SAS, SA) ; bénéficiaires effectifs ; comptabilité et comptes selon le régime applicable ; FEC en cas de contrôle lorsque les conditions sont réunies
Dès le 1er salariéRegistre unique du personnel ; DUERP ; affichages ; décomptes du temps de travail ; doubles des bulletins de paie ; registre des alertes santé publique ; registre DGI lorsqu’un CSE existe ; rapports de vérifications ; registre RGPD selon les traitements
11 à 49 salariésCSE et procès-verbaux d'élections ; registre des questions écrites des élus ; mise à jour annuelle du DUERP
50 salariés et plusBDESE ; règlement intérieur (délai de 12 mois) ; index de l'égalité professionnelle ; programme annuel de prévention et rapport annuel santé-sécurité
250 salariés et plusRéférent harcèlement désigné par l'employeur, en plus du référent du CSE
Établissement recevant du publicRegistre public d'accessibilité ; registre de sécurité de l'ERP

Trois exemples pour savoir ce qui vous concerne

SASU sans salarié dont le président est l’associé unique

Le président rémunéré pour son seul mandat n’est pas automatiquement un salarié au sens du droit du travail. Son affiliation au régime général ne déclenche donc pas, à elle seule, le registre du personnel ou le DUERP. Il faut vérifier l’existence d’un contrat de travail distinct. La SASU conserve ses décisions, la traçabilité des actions, ses comptes de titulaires, ses livres comptables et ses pièces justificatives. Elle vérifie également sa déclaration des bénéficiaires effectifs et ses traitements de données. La simplification prévue pour certaines approbations de comptes ne supprime pas toutes les autres décisions à documenter.

TPE de huit salariés dans des bureaux loués

Le registre du personnel et le DUERP sont requis. Sous onze salariés, la mise à jour annuelle du DUERP n’est pas systématiquement imposée, mais elle reste nécessaire en cas d’aménagement important ou d’information nouvelle sur un risque. Un déménagement, un changement d’organisation ou une alerte sur la charge de travail peuvent justifier une réévaluation. La location ne dispense pas l’employeur de s’assurer de la sécurité des locaux. Il demande au bailleur les rapports relevant des installations communes et traite les réserves qui concernent ses salariés.

Société de conseil de cent vingt salariés en travail hybride

La direction articule DUERP, PAPRIPACT, BDESE et consultations du CSE. Elle vérifie le suivi de la charge, les décomptes du temps de travail, les garanties des forfaits jours et l’entretien annuel de chaque télétravailleur prévu par L.1222-10. Le risque routier, l’isolement, les sollicitations tardives, les violences sexistes et sexuelles et l’ergonomie des postes doivent être examinés selon les conditions réelles. Les missions chez les clients conduisent aussi à vérifier la coordination des entreprises extérieures. Le seuil de 400 heures s’apprécie pour l’opération, toutes entreprises extérieures et sous-traitants compris, et non par consultant.

Registre, livre, document : de quoi parle-t-on ?

En bref : un registre obligatoire est un support — papier ou électronique — sur lequel la loi impose de consigner certaines informations, dans un ordre et sous une forme déterminés, et de le présenter sur demande. Tous les documents obligatoires ne sont pas des registres, et tous ne s'imposent pas à toutes les entreprises.

Le vocabulaire entretient la confusion. Le Code de commerce parle de livres (livre-journal, grand livre), le Code du travail de registres (registre unique du personnel, registre des dangers graves et imminents) et de documents (document unique d'évaluation des risques), le RGPD d'un registre des activités de traitement. Ce qui compte, pour le chef d'entreprise, ce n'est pas le nom, mais trois questions : le texte s'applique-t-il à mon entreprise ? sous quelle forme dois-je le tenir ? quelles sanctions en cas de manquement ?

Pour y répondre, nous classons chaque pièce selon quatre statuts. Cette distinction permet de concentrer les contrôles sur les obligations réellement applicables. Le statut O signifie que le document est obligatoire pour la catégorie d'entreprises indiquée dans la ligne ; il ne signifie pas qu'il est imposé à toutes les entreprises.

Les quatre statuts des registres et documents de l'entreprise Obligatoire, obligatoire sous conditions, facultatif réglementé et recommandé : seule l'absence d'une pièce obligatoire ou dont la condition est remplie constitue un manquement. OObligatoireRegistre du personnel,DUERP, livre-journalAbsence = manquement OCSous conditionsBDESE, règlementintérieur, index égalitéVérifier le seuil FFacultatif réglementéRegistre desaccidents béninsRègles si utilisé RRecommandéCharte télétravail,table de capitalisationBonne gestion

Quels registres tenir selon la forme de votre société ?

En bref : la forme de la société détermine les règles de constatation et de conservation des décisions. En SAS pluripersonnelle, il faut lire les statuts ; en SASU, la loi impose un registre des décisions de l’associé unique. Les sociétés par actions (SAS, SASU, SA) tiennent en plus un registre des mouvements de titres. Les sociétés non cotées concernées déclarent leurs bénéficiaires effectifs par le guichet unique des formalités.
FormeRegistre ou documentStatutFondement
Entrepreneur individuel, micro-entrepreneurAucun registre de décisions (pas d'associés)——
SARL, EURL, SNCRegistre des procès-verbaux d'assemblées et des décisions de l'associé uniqueOC. com., art. R.221-3 (SNC), R.223-24 et R.223-26 (SARL, EURL)
SAS, SASUSAS : procès-verbaux et organisation statutaire ; SASU : registre des décisions de l’associé uniqueOC. com., art. L.227-9 et R.227-1-1 ; modalités fixées par les statuts
SAS, SASU, SARegistre des mouvements de titres et comptes individuels d'actionnairesOC. com., art. L.228-1 et R.228-8
SARegistres des délibérations du conseil d'administration ou du conseil de surveillance, registre de présenceOC. com., partie réglementaire, livre II
SCI et sociétés civilesRegistre des procès-verbaux des délibérationsODécret n° 78-704 du 3 juillet 1978
Sociétés concernéesDéclaration des bénéficiaires effectifs au greffeOC. mon. fin., art. L.561-46 et s.
Sociétés concernéesTable de capitalisation, pacte d'associés à jour, classeur juridiqueRBonne gestion, indispensable en levée de fonds ou en cession

Mouvements de titres et comptes individuels des actionnaires

Dans une SAS ou une SA non cotée, la propriété des actions résulte de leur inscription en compte. Le registre des mouvements de titres retrace chronologiquement les émissions, cessions, apports et donations. Aucune sanction pénale spécifique ne vise son absence. Elle fragilise surtout la traçabilité des opérations et la preuve des droits des associés ; il faut examiner aussi les comptes individuels de titulaires et les actes de transfert. C'est une pièce importante lors d'une cession, d'une levée de fonds, d'un audit d'acquisition ou d'un litige entre associés. Dans une SARL, en revanche, la répartition des parts figure dans les statuts, et une cession suppose leur modification.

Le registre des décisions : la preuve de la régularité

Approbation des comptes, affectation du résultat, rémunération du dirigeant, augmentation de capital : les décisions sont constatées et conservées selon les règles applicables à la forme sociale et les stipulations des statuts. En SASU, les décisions de l'associé unique sont répertoriées dans un registre. Un registre lacunaire expose à la contestation des décisions et complique toute formalité au greffe. C'est aussi l'un des premiers documents examinés en audit d'acquisition.

Les bénéficiaires effectifs

Les sociétés non cotées concernées déclarent via le guichet unique les personnes physiques qui les détiennent ou les contrôlent, directement ou indirectement, au-delà de 25 % du capital ou des droits de vote, ou qui exercent sur elles un contrôle par tout autre moyen. Le défaut de déclaration ou une déclaration inexacte expose notamment à six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende pour la personne physique poursuivie (C. mon. fin., art. L.561-49). Les personnes morales relèvent de leur régime propre de responsabilité et de peines. Lorsque personne n’est identifié par les critères de détention ou de contrôle, le représentant légal est retenu selon les règles applicables. Les modifications sont déclarées dans le délai réglementaire de trente jours.

Quels livres comptables et documents fiscaux tenir ?

En bref : un commerçant au régime réel tient un livre-journal et un grand livre et contrôle au moins annuellement son inventaire. Les sociétés civiles et les professions libérales suivent les règles correspondant à leur régime fiscal et à leur activité. Le micro-entrepreneur se limite à un livre des recettes, complété d'un registre des achats s'il vend des marchandises ou fournit un hébergement. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques.
DocumentQui est concernéStatutFondementRisque principal
Livre-journal et grand livreCommerçants et sociétés commerciales au réelOC. com., L.123-12 et R.123-173Rejet possible si irrégularités graves ; la taxation d’office répond à ses propres conditions
Inventaire annuel et comptes annuelsCommerçants et sociétés commerciales, sous réserve des simplifications légalesOC. com., L.123-12Comptes non probants ; amende pour non-dépôt au greffe
Fichier des écritures comptables (FEC)Entreprises entrant dans L.47 A, à comptabilité informatisée, en cas de contrôle ; vérifier les dispenses applicablesOLPF, art. L.47 AAmende de 5 000 € ou, en cas de rectification et si le montant est supérieur, majoration de 10 % des droits mis à la charge du contribuable (CGI, art. 1729 D)
Livre des recettesTout micro-entrepreneurOCGI, art. 50-0 et 102 ter ; C. com., L.123-28Rehaussements possibles en cas de recettes non justifiées ; pas de sortie automatique du régime
Registre des achatsMicro-entrepreneurs vendant des marchandises ou fournissant un hébergementOCCGI, art. 50-0 ; C. com., L.123-28Idem
Livre-journal des recettes et dépenses, registre des immobilisations et amortissementsProfessions libérales en déclaration contrôlée (BNC)OCCGI, art. 99Charges et amortissements non justifiés
Réception de factures électroniquesEntreprise assujettie à la TVA établie en France, depuis le 1er septembre 2026OCGI, art. 289 bisSanctions de la loi de finances pour 2026
Émission de factures électroniquesGrandes entreprises et ETI depuis le 1er septembre 2026 ; PME, TPE et micro-entreprises au 1er septembre 2027OCCGI, art. 289 bisIdem

Une précision utile : le « registre des immobilisations et des amortissements » n'est pas un registre distinct imposé à toutes les sociétés. Pour une société au réel, le suivi des immobilisations résulte de la comptabilité et des tableaux joints à la liasse fiscale. Le registre en tant que tel est une obligation propre aux titulaires de bénéfices non commerciaux en déclaration contrôlée.

La facturation électronique est une obligation de transmission et de réception ; elle ne crée pas, à elle seule, un nouveau registre. Elle ne dispense pas de conserver les factures et les écritures comptables. Les opérations et exemptions doivent être analysées dans leur périmètre français exact. Calendrier, formats et sanctions : voir notre guide facturation électronique, obligations et sanctions.

Vous n'êtes pas certain d'être à jour ?
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Quels registres et documents dès le premier salarié ?

En bref : dès la première embauche, l'employeur tient le registre unique du personnel, rédige et met à jour le document unique d'évaluation des risques, assure les affichages obligatoires et conserve les décomptes de temps de travail. Ces obligations ne dépendent d'aucun seuil.
DocumentStatutFondementSanction ou risque
Registre unique du personnel (avec une partie spécifique pour les stagiaires)OC. trav., L.1221-13, D.1221-23Contravention de 4e classe : plafond de 750 € pour une personne physique et 3 750 € pour une personne morale poursuivie, par personne concernée (R.1227-7 ; C. pén., 131-41)
Déclaration préalable à l'embaucheOC. trav., L.1221-10Pénalité et risque de travail dissimulé
Document unique d'évaluation des risques (DUERP)OC. trav., L.4121-3-1, R.4121-1 et s.Absence : amende administrative jusqu'à 4 000 € par salarié ; défaut de mise à jour : contravention de 5e classe (R.4741-1)
Décompte de la durée du travail (horaires non collectifs) ou affichage des horaires collectifsOC. trav., L.3171-1, L.3171-2, D.3171-8Contravention ; preuve des heures partagée selon L.3171-4 ; l’employeur doit fournir les éléments justifiant les horaires
Affichages et informations obligatoiresOC. trav., D.4711-1 et textes particuliersAmende contraventionnelle
Double des bulletins de paieOC. trav., L.3243-4Conservation 5 ans
Registre spécial des dangers graves et imminentsOC — CSEC. trav., D.4132-1Tenu sous la responsabilité de l'employeur
Rapports, résultats et documents des vérifications de sécurité obligatoires (regroupables dans un registre de sécurité)OC. trav., L.4711-1 et s., D.4711-3Conservation 5 ans et au moins les deux derniers contrôles

Le registre unique du personnel, en pratique

Chaque salarié y est inscrit dès l'embauche, dans l'ordre chronologique, avec ses nom, prénoms, nationalité, date de naissance, sexe, emploi, qualification, dates d'entrée et de sortie, et la nature du contrat (CDD, temps partiel, apprentissage, mise à disposition par une entreprise de travail temporaire…). Les stagiaires figurent dans une partie distincte. Le registre peut être tenu sur support numérique présentant des garanties équivalentes, après consultation du CSE lorsqu’il existe. Les mentions sont conservées cinq ans à compter du départ de chaque personne. Il doit pouvoir être présenté à tout moment à l'inspection du travail et aux élus du CSE.

750 € ou 3 750 € par personne concernée ? Le plafond de la contravention de quatrième classe est de 750 € pour une personne physique. Il est porté à 3 750 € pour une personne morale pénalement responsable, par application de l’article 131-41 du Code pénal. Pour vingt personnes concernées, les plafonds théoriques sont respectivement 15 000 € et 75 000 €. Ce sont des maxima, pas des forfaits automatiquement appliqués.

Repos hebdomadaire et travail par équipes

Si tous les salariés ne bénéficient pas du même repos hebdomadaire, vérifier les obligations de registre propres à cette organisation. En cas de travail par relais, roulement ou équipes successives, les dispositions sur le registre ou tableau des équipes doivent également être examinées. Ces documents ne sont pas imposés à toutes les entreprises selon un modèle uniforme : l’organisation réelle déclenche les obligations (R.3172-2 et suivants ; D.3171-7).

Les affichages obligatoires : affichage ou information « par tout moyen » ?

Depuis la simplification des obligations d'affichage, une partie des informations peut être diffusée par tout moyen (intranet, courriel, livret d'accueil), mais d'autres doivent toujours être affichées dans des locaux accessibles aux salariés. C'est le cas des coordonnées de l'inspection du travail (avec le nom de l'inspecteur), du médecin du travail ou du service de prévention et de santé au travail, et des services de secours d'urgence (D.4711-1), ainsi que des modalités d'accès au document unique (R.4121-4) et, le cas échéant, de la consigne de sécurité incendie. Les textes sur le harcèlement, l'égalité de rémunération, la lutte contre les discriminations et la convention collective applicable relèvent, eux, de l'information par tout moyen.

Ce qui s'ajoute à 11, 50 et 250 salariés

En bref : les seuils d'effectif déclenchent des obligations supplémentaires : registre du CSE à partir de 11 salariés, base de données économiques, sociales et environnementales, règlement intérieur et index de l'égalité professionnelle à partir de 50, référent harcèlement à partir de 250.
SeuilDocumentStatutFondementPoint d'attention
11 salariésMise en place du CSE et procès-verbaux des électionsOCC. trav., L.2311-2Seuil de 11 salariés atteint pendant 12 mois consécutifs ; respecter toute la procédure électorale avant un PV de carence
11 à 49 salariésRegistre des questions écrites des élus et des réponses de l'employeurOCC. trav., L.2315-22Remplace l'ancien « registre des délégués du personnel »
50 salariésBase de données économiques, sociales et environnementales (BDESE)OCC. trav., L.2312-18Son absence peut constituer une entrave au fonctionnement du CSE si les éléments du délit sont réunis
50 salariésRèglement intérieurOCC. trav., L.1311-2Obligatoire au terme d'un délai de 12 mois après le franchissement du seuil
50 salariésIndex de l'égalité professionnelle (calcul et publication annuels)OCC. trav., L.1142-8Pénalité pouvant atteindre 1 % de la masse salariale
50 salariésProgramme annuel de prévention et rapport annuel santé-sécuritéOCC. trav., L.2312-27Présentés au CSE dans la consultation sur la politique sociale
250 salariésDésignation d'un référent harcèlement sexuel et agissements sexistesOCC. trav., L.1153-5-1S'ajoute au référent désigné par le CSE

Les seuils s'apprécient selon les règles du Code du travail et, pour certaines obligations, de la sécurité sociale. Le calcul et les règles de franchissement doivent être examinés obligation par obligation. Les exclusions de contrats et le prorata des temps partiels ne se transposent pas indistinctement à toutes les règles. Pour le détail du seuil de onze salariés et des élections, voir notre guide sur la mise en place du CSE.

Santé et sécurité : les registres que l'on oublie

En bref : au-delà du document unique, plusieurs registres de santé-sécurité sont obligatoires même dans une entreprise de bureaux : registre des dangers graves et imminents lié au droit d’alerte des élus lorsqu’un CSE existe, registre des alertes en matière de santé publique et d’environnement et rapports de vérifications applicables aux locaux. Le registre des accidents bénins, lui, est facultatif.

DUERP : obligations et nouvelle sanction administrative

Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié. Quel que soit l'effectif, il est actualisé lors de toute décision d'aménagement important modifiant les conditions de travail et lorsqu'une information nouvelle intéressant l'évaluation d'un risque est portée à la connaissance de l'employeur. À partir de onze salariés, une mise à jour au moins annuelle s'ajoute à ces obligations. Ses versions successives sont conservées quarante ans. Depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, son absence peut être sanctionnée par un avertissement ou une amende administrative pouvant atteindre 4 000 € par salarié concerné (L.8115-1, 6° et L.8115-3), en l'absence de poursuites pénales. Le défaut de mise à jour reste puni par la voie pénale (R.4741-1). Depuis le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, il doit aussi intégrer le risque lié aux épisodes de chaleur intense.

RegistreStatutFondementCe qu'il faut savoir
Registre spécial des dangers graves et imminentsOC — CSEC. trav., D.4132-1Pages numérotées ; tenu à la disposition des élus du CSE
Registre des alertes en matière de santé publique et d'environnementOC. trav., D.4133-1Vérifier la disponibilité effective, les alertes et les suites apportées
Rapports de vérification des installations électriquesOC. trav., R.4226-16 ; arrêté du 26 décembre 2011Vérification annuelle, deux ans possibles sous conditions
Contrôle de l'aération des locauxOC. trav., R.4222-20 ; arrêté du 8 octobre 1987Contrôles adaptés au système d’aération ; contrôles annuels prévus pour les installations de ventilation des locaux à pollution non spécifique
Consigne de sécurité incendie et registre des exercicesOCC. trav., R.4227-34 à R.4227-40Si plus de 50 personnes habituellement occupées ou réunies, ou présence des matières inflammables visées par R.4227-34 : exercices au moins semestriels. Sinon, instructions d’évacuation obligatoires
Registre des accidents béninsFCSS, L.441-4 et D.441-1Facultatif, sous trois conditions cumulatives, Carsat informée ; remplace la déclaration pour les seuls accidents sans arrêt ni soins médicaux donnant lieu à prise en charge par la Sécurité sociale
Plan de prévention avec les entreprises extérieuresOCC. trav., R.4512-6 et R.4512-7Écrit si l'opération atteint 400 heures sur douze mois ou comporte des travaux dangereux
Le risque le plus lourd n'est pas l'amende. Lorsqu'un travailleur est victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle correspondant à un risque qu'il avait lui-même, ou qu'un représentant du personnel au CSE avait, signalé à l'employeur, le bénéfice de la faute inexcusable est de droit dans les conditions de l'article L.4131-4 du Code du travail. La tenue du registre ne remplace pas les mesures de prévention. Il faut pouvoir établir les décisions prises, leur mise en œuvre et leur efficacité.

Le registre des traitements de données personnelles

En bref : le règlement général sur la protection des données impose de tenir un registre des activités de traitement. L'exemption prévue pour les structures de moins de 250 salariés ne joue presque jamais, puisqu'elle ne vaut que pour les traitements occasionnels — ce que la paie, la gestion des clients ou la vidéosurveillance ne sont pas.

L'article 30 du RGPD exige de chaque responsable de traitement un registre recensant ses traitements : finalité, catégories de personnes et de données, destinataires, durées de conservation, mesures de sécurité, transferts hors de l'Union. En pratique, toute entreprise qui emploie des salariés ou gère un fichier clients est concernée. Le manquement relève des amendes administratives de la CNIL, dont le plafond pour cette catégorie de manquements atteint 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial (RGPD, art. 83, § 4). La CNIL met à disposition un modèle de registre simplifié adapté aux petites entreprises.

Locaux, établissements recevant du public et activités réglementées

En bref : l'accueil du public, l'ancienneté de l'immeuble et la nature de l'activité ajoutent leurs propres obligations : registre public d'accessibilité, registre de sécurité de l'établissement recevant du public, dossier technique amiante, registres professionnels propres à certains secteurs.
  • Registre public d'accessibilité : obligatoire pour les établissements recevant du public, il informe sur le degré d'accessibilité des prestations et doit être consultable sur place ou en ligne (arrêté du 19 avril 2017).
  • Registre de sécurité de l'ERP : il consigne les vérifications techniques, les exercices et les travaux, en application du Code de la construction et de l'habitation et du règlement de sécurité contre l'incendie.
  • Dossier technique amiante : pour les immeubles dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, il est constitué par le propriétaire ; l'entreprise locataire doit en avoir reçu la fiche récapitulative (C. santé publ., R.1334-29-5).
  • Registres sectoriels : registre des objets mobiliers pour les revendeurs de biens d'occasion (C. pénal, art. 321-7), fiches de police des clients étrangers dans l'hôtellerie, registres des déchets pour certains producteurs et détenteurs (C. env., R.541-43), et bien d'autres selon les professions réglementées. Votre organisation professionnelle tient généralement la liste à jour.

Papier ou électronique : cote, paraphe et dématérialisation

En bref : depuis le décret n° 2019-1118 du 31 octobre 2019, les registres de décisions et de mouvements de titres peuvent être tenus sous forme électronique, selon les règles propres à chaque forme sociale. La signature avancée n’est pas une règle unique pour tous les registres, et la cote et le paraphe ne sont pas systématiques sur papier.

Pour certains registres sociaux papier, notamment de SARL ou de SCI, les textes imposent des pages cotées et paraphées. Cette formalité ne s’étend pas automatiquement aux autres registres. Le livre-journal et le grand livre peuvent être cotés et paraphés à la demande du commerçant (R.123-173). Pour les titres nominatifs, R.228-8 admet le papier ou un autre support durable sans imposer un paraphe général. Il faut donc vérifier le texte de chaque document :

RegistreVersion électronique possible ?Condition
Procès-verbaux et décisions (SARL, SNC, SA, sociétés civiles)OuiSignature électronique au moins avancée, horodatage, dispositif garantissant l'intégrité (décret n° 2019-1118)
Décisions des SASOuiPossible si les statuts prévoient la tenue électronique ; lorsqu'ils n'en précisent pas les modalités, R.227-1-1 les fixe
Mouvements de titres (SAS, SA)OuiSupport durable, y compris un dispositif d'enregistrement électronique partagé (C. com., R.228-8)
Livre-journal et grand livreOuiDocuments informatiques identifiés, numérotés et datés dès leur établissement, garantissant l'intangibilité des écritures
Registre unique du personnelOuiSupport informatique offrant les mêmes garanties ; consultation préalable des représentants du personnel

La dématérialisation n'est pas une simple numérisation : scanner un registre papier ne crée pas un registre électronique valable. Il faut un outil qui garantisse l'intégrité et la date des inscriptions.

Combien de temps conserver chaque document ?

En bref : dix ans pour la comptabilité commerciale, six ans au titre des obligations fiscales de L.102 B, des durées variables pour les documents sociaux, quarante ans pour les versions du document unique. Les registres de décisions se conservent pendant toute la vie de la société.
DocumentDuréeFondement
Livres et documents comptables, pièces justificatives10 ans à compter de la clôtureC. com., L.123-22
Documents permettant un contrôle fiscal6 ans selon L.102 B, à compter de la dernière opération ou de l’établissement ; ne pas confondre avec tous les délais de repriseLPF, L.102 B
Mentions du registre unique du personnel5 ans après le départ du salariéC. trav., R.1221-26
Double des bulletins de paie5 ansC. trav., L.3243-4
Rapports de vérifications, observations de l'inspection du travail, copies des déclarations d'accidents du travail5 ans, et au moins les deux derniers contrôlesC. trav., D.4711-3
Versions successives du document unique40 ans à compter de l’élaboration de chaque version ; régime applicable aux versions en vigueur au 31 mars 2022 ou élaborées ensuiteC. trav., L.4121-3-1 et R.4121-4 ; décret 2022-395
Statuts, registres de décisions et de mouvements de titresToute la vie de la société, puis au moins 5 ans après la fin de la société à titre de repère prudent, davantage si nécessaire (recommandation)Politique d’archivage à adapter ; l’article 2224 ne fixe pas une durée universelle de conservation de ces registres

Création, cession, levée de fonds, contrôle ?
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Sécuriser vos registres

Les documents recommandés, mais non obligatoires

En bref : plusieurs documents souvent présentés comme obligatoires ne le sont pas sous cette forme. Ils restent utiles, parce qu'ils facilitent la preuve, le pilotage ou la transmission de l'entreprise.
DocumentPourquoi il n'est pas obligatoirePourquoi le tenir quand même
Charte ou accord de télétravailLe télétravail peut reposer sur un simple accord avec le salarié, formalisé par tout moyen (C. trav., L.1222-9)Homogénéité des règles, prévention des litiges sur les frais et la joignabilité
Table de capitalisationAucun texte ne l'imposeIndispensable en levée de fonds, en attribution d'actions gratuites ou de BSPCE, en cession
Tableau de suivi des visites médicalesLes visites doivent être organisées, pas recensées dans un tableauPreuve de diligence de l'employeur
Livret d'accueil, politique de déplacementsNon imposés sous cette formeSupport des informations obligatoires, prévention du risque routier
Registre des contrats et des échéancesAucun textePilotage des renouvellements, des garanties et des clauses de révision

Distinguer l'obligatoire du recommandé n'est pas un exercice théorique. Une entreprise qui confond les deux soit s'expose sans le savoir, soit consacre du temps à produire des documents que personne ne lui demandera.

Six idées reçues sur les registres obligatoires

En bref : de nombreuses pages anciennes continuent de diffuser des règles abrogées ou des sanctions erronées. Voici les plus fréquentes.
  1. « Il faut tenir un registre des délégués du personnel. » Les délégués du personnel ont disparu avec le passage au CSE, généralisé au 1er janvier 2020. Le registre qui subsiste est celui des questions écrites des élus dans les CSE de 11 à 49 salariés (L.2315-22).
  2. « La BDES est obligatoire. » Elle est devenue la BDESE — base de données économiques, sociales et environnementales — depuis la loi Climat et résilience de 2021, et ne concerne que les entreprises d'au moins 50 salariés.
  3. « L'absence de DUERP coûte 1 500 €. » C’est le plafond ordinaire de la contravention de cinquième classe pour une personne physique, pour défaut de transcription ou de mise à jour ; il est de 7 500 € pour une personne morale poursuivie. Depuis juin 2026, l'absence totale du document peut entraîner une amende administrative jusqu'à 4 000 € par salarié concerné.
  4. « Le registre du personnel est puni de 1 500 €. » Le manquement relève de la quatrième classe : plafond de 750 € pour une personne physique, 3 750 € pour une personne morale poursuivie, par personne concernée.
  5. « L'absence de registre des mouvements de titres est un délit. » Aucun texte ne prévoit de sanction pénale spécifique. Le vrai risque est probatoire : des lacunes dans les registres et comptes individuels fragilisent la preuve et la traçabilité des opérations.
  6. « Toutes les sociétés doivent tenir un registre des immobilisations. » Ce registre est une obligation des professions libérales en déclaration contrôlée. Une société au réel suit ses immobilisations par sa comptabilité.

Ce que nous vous remettons

Un inventaire de vos registres et documents classés en obligatoires, conditionnels, facultatifs et recommandés ; la liste des manquements avec leur niveau de risque ; la reconstitution des registres de décisions et de mouvements de titres lorsque c'est nécessaire ; et un calendrier de mise à jour annuel, adapté à votre forme juridique et à votre effectif.

Faire le point sur vos registres

Comment régulariser des registres manquants

  1. Définir le périmètre. Forme sociale, établissements, effectifs, présence d’un CSE, régime fiscal et activités particulières.
  2. Rassembler les preuves existantes. Contrats, bulletins, DSN, actes de cession, procès-verbaux signés, rapports des prestataires et du bailleur. Un document non présenté n’est pas nécessairement inexistant.
  3. Reconstituer avec une traçabilité loyale. Ne pas antidater un procès-verbal ni inventer un contrôle. Une reconstitution doit permettre de distinguer la date de l’événement, la pièce source et la date réelle de régularisation. Si une décision n’a jamais été prise, il faut examiner la procédure de décision ou de ratification appropriée.
  4. Traiter les risques urgents. Une réserve électrique, un danger signalé ou une absence de suivi des repos appelle une action concrète. Acheter un registre ne suffit pas.
  5. Attribuer la tenue et les accès. Un responsable interne, un suppléant, une fréquence de revue et un lieu de conservation. Tester la restitution lorsqu’un outil ou un prestataire change.

Quels documents le CSE peut-il consulter ?

Le droit d’accès dépend du document. Le registre du personnel est nominatif et consultable par les élus en vertu de L.1221-15. R.2312-3 prévoit la présentation, sur demande, des livres, registres et documents non nominatifs rendus obligatoires par la quatrième partie du Code du travail. Le DUERP et les registres d’alerte ont aussi leurs règles d’accès. La présentation n’emporte pas toujours un droit à copie intégrale. Les informations nécessaires à une enquête sur un accident doivent être examinées dans ce cadre, sans ouvrir un accès général aux dossiers personnels ou au dossier médical.

En cas de difficulté, identifier le document, le fondement du droit d’accès, le périmètre demandé et les modalités de consultation. Une opposition globale fondée sur le RGPD n’est pas une réponse suffisante lorsqu’un texte ouvre expressément un droit de consultation nominative.

Repère jurisprudentiel. Dans deux arrêts du 8 juillet 2014 (n° 13-15.470 et 13-15.474), la Cour de cassation rappelle l’obligation d’évaluer les risques et de transcrire les résultats dans un document unique. L’absence de preuve d’un risque chimique particulier ne permettait pas d’écarter cette obligation. L'indemnisation n'est toutefois pas automatique : le salarié qui réclame réparation de ce manquement doit justifier du préjudice subi (Cass. soc., 25 septembre 2019, n° 17-22.224).

Questions fréquentes sur les registres obligatoires

Quels sont les registres obligatoires dans une entreprise sans salarié ?

Une société sans salarié documente ses décisions selon sa forme et ses statuts ; la SASU tient un registre des décisions de l’associé unique. Une société par actions assure aussi le suivi des titres nominatifs. Les obligations comptables et la déclaration des bénéficiaires effectifs s’apprécient selon la forme et le régime applicables. Un micro-entrepreneur se limite à un livre des recettes, complété d'un registre des achats s'il vend des marchandises ou fournit un hébergement.

Quels registres deviennent obligatoires dès le premier salarié ?

Le registre unique du personnel, le document unique d'évaluation des risques, les affichages obligatoires, le décompte de la durée du travail, la conservation des doubles des bulletins de paie, le registre DGI lorsqu’un CSE existe, le registre des alertes en matière de santé publique et les rapports de vérifications de sécurité.

Quelle est la sanction en l'absence de registre unique du personnel ?

Une contravention de quatrième classe, appliquée par personne concernée : jusqu’à 750 € pour une personne physique et 3 750 € pour une personne morale poursuivie. Le juge détermine la peine ; ces montants ne sont pas des amendes automatiques.

Quelle est la sanction en l'absence de document unique ?

En cas d’absence de DUERP, L.8115-1 permet, sous réserve de l’absence de poursuites pénales, un avertissement ou une amende administrative plafonnée en principe à 4 000 € par travailleur concerné. La voie pénale de R.4741-1 vise aussi le défaut de transcription ou de mise à jour : plafond ordinaire de 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale poursuivie.

Le registre des mouvements de titres est-il obligatoire en SAS ?

Oui. Les SAS, SASU et SA tiennent un registre des mouvements de titres et des comptes individuels d'actionnaires (C. com., L.228-1 et R.228-8). Aucune sanction pénale spécifique n'est prévue, mais la propriété des actions résulte de l’inscription en compte ; le registre retrace les opérations.

Peut-on tenir ses registres sous forme électronique ?

Oui, selon des conditions différentes pour les décisions sociales, les titres, la comptabilité et le personnel. Pour une SAS, vérifier les statuts et R.227-1-1. Un simple fichier modifiable sans historique ni garanties de preuve peut être insuffisant.

Le registre des délégués du personnel existe-t-il encore ?

Non. Les délégués du personnel ont été remplacés par le CSE. Dans les entreprises de 11 à 49 salariés, les questions écrites des élus et les réponses de l'employeur sont consignées dans un registre spécial (C. trav., L.2315-22).

Une petite entreprise doit-elle tenir un registre RGPD ?

En pratique, oui. L'exemption prévue pour les structures de moins de 250 salariés ne s'applique pas aux traitements réguliers, comme la paie ou la gestion des clients. La CNIL propose un modèle de registre simplifié.

Combien de temps faut-il conserver les registres ?

Dix ans pour les documents comptables, six ans pour les pièces fiscales, cinq ans après le départ du salarié pour le registre du personnel, cinq ans pour les rapports de vérifications de sécurité, quarante ans pour les versions du document unique. Les registres de décisions se conservent pendant toute la vie de la société.

Les registres doivent-ils être cotés et paraphés ?

Pas tous. Certaines formes sociales imposent cette formalité pour leurs registres de décisions papier. Pour les livres comptables, elle est facultative dans les conditions de R.123-173. Aucun paraphe général n’est imposé par R.228-8 pour les registres de titres nominatifs.

Textes de référence et sources officielles

  • Code pénal, article 131-41 : plafond des amendes contraventionnelles des personnes morales.
  • Code du travail, L.8115-1 et L.8115-3 : absence de DUERP et amendes administratives.
  • Cass. soc., 8 juillet 2014, n° 13-15.470 et 13-15.474 ; Cass. soc., 25 septembre 2019, n° 17-22.224 (préjudice à justifier) : obligation de transcription de l’évaluation des risques.
  • CNIL, registre des activités de traitement ; DGFiP, facturation électronique.
  • Code du travail : L.1221-13 (registre unique du personnel), R.1227-7 (sanction), L.4121-3-1 (document unique), D.4711-1 (affichages), D.4711-3 (conservation), L.2315-22 (registre du CSE de moins de 50 salariés), L.2312-18 (BDESE), L.1311-2 (règlement intérieur), L.4131-4 (faute inexcusable de droit).
  • Code de commerce : L.123-12, L.123-22, L.123-28, R.123-173 (comptabilité) ; L.228-1 et R.228-8 (mouvements de titres) ; R.223-24 et R.227-1-1 (registres de décisions).
  • Décret n° 2019-1118 du 31 octobre 2019 relatif à la dématérialisation des registres, des procès-verbaux et des décisions des sociétés.
  • Loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (article L.8115-1, 6° du Code du travail) ; décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 (chaleur).
  • Code monétaire et financier : L.561-46 et suivants, L.561-49 (bénéficiaires effectifs) ; Code général des impôts : 50-0, 99, 289 bis, 1729 D ; Livre des procédures fiscales : L.47 A, L.102 B.
  • Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), articles 30 et 83.

Frédéric Janvier, expert-comptable inscrit au tableau de l'Ordre depuis 1994, président d'AUDIT EXPERTS (Paris 8e). Il accompagne des dirigeants dans la conformité juridique, comptable et sociale de leur entreprise, de la création à la transmission.

Article entièrement réécrit et mis à jour le 16 octobre 2026. Principaux textes vérifiés à cette date ; les obligations sectorielles appellent un examen complémentaire.

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