Fiscalité des cadeaux d’entreprise en 2026 : TVA, déduction et URSSAF

Quatre régimes se superposent dès que vous offrez quelque chose à un client, un partenaire ou un salarié. Voici ce que disent réellement les textes, ce qui a bougé cette année, et la méthode que nous appliquons au cabinet.

Par Frédéric Janvier, expert-comptable, président d’AUDIT EXPERTS (Paris 8e). Publié le 17 décembre 2023, mis à jour le 19 octobre 2026.

À savoir avant de regarder. Cette vidéo date de décembre 2024. Le passage sur les règles fiscales (à 3:15) mélange deux régimes : le seuil cité concerne la récupération de la TVA, pas la déduction du bénéfice, et il est de 73 € TTC depuis 2021. La déclaration n’est due qu’au-delà de 3 000 € de cadeaux sur l’exercice, pas pour chaque cadeau dépassant ce seuil. Pour les règles, c’est le texte ci-dessous qui fait foi.

L’essentiel en trente secondes

Impôt sur les bénéfices : un cadeau d’affaires est déductible sans plafond chiffré, s’il est offert dans l’intérêt de l’entreprise et que sa valeur n’est pas exagérée.

TVA : elle n’est récupérable sur un bien offert que s’il ne dépasse pas 73 € TTC par bénéficiaire et par an, frais compris. Au-delà, elle est perdue en totalité. Les services offerts (une invitation, une place de spectacle) ne relèvent pas de ce seuil.

Déclaration : au-delà de 3 000 € de cadeaux sur l’exercice, ils doivent figurer sur le relevé des frais généraux (imprimé 2067 ou rubrique dédiée de l’annexe 2031 bis-SD).

Salariés : l’URSSAF exonère les cadeaux et bons d’achat jusqu’à 200 € par salarié et par an en 2026, ou 200 € par événement sous conditions. Les conditions d’ancienneté doivent avoir disparu au plus tard le 31 décembre 2026.

Cadeaux d’entreprise : fiscalité, TVA, déduction et URSSAF

Déduction du résultat

Pas de plafond spécifique

Pour les cadeaux clients : intérêt professionnel démontré, dépense justifiée et valeur non exagérée.

TVA sur les biens offerts

73 € TTC

Cumul annuel par bénéficiaire, frais de distribution compris. Déduction possible si l’entreprise dispose d’un droit à déduction.

Déclaration des cadeaux

Au-delà de 3 000 €

Par exercice, pour les entreprises concernées, hors objets publicitaires éligibles. Amende de 5 %, ramenée à 1 % si les sommes omises sont réellement déductibles, sous réserve des exceptions légales.

Cadeaux et bons d’achat aux salariés

200 € en 2026

Seuil global annuel par salarié retenu par l’Urssaf. Au-delà, un examen par événement reste possible sous conditions.

Ce qui a bougé et ce qui reste en suspens (point au 19 octobre 2026)

Seuil de 73 € : une révision attendue, rien de publié. Le calendrier quinquennal plaçait la prochaine réévaluation au 1er janvier 2026. Aucun arrêté n’est paru : 73 € TTC reste le seuil applicable (détails dans la section dédiée).

Ancienneté et bons d’achat : une interdiction déjà applicable, un délai URSSAF jusqu’au 31 décembre 2026. Beaucoup de pages expliquent que les conditions d’ancienneté sont interdites « depuis le 1er janvier 2026 ». C’est inexact. L’URSSAF a prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 le délai de mise en conformité des CSE. Attention à ne pas lire ce délai comme une autorisation : l’interdiction posée par la Cour de cassation s’applique déjà (voir la section salariés).

Relevé des frais généraux : rien ne change. Un amendement au projet de loi de finances pour 2027 proposait de remplacer le dépôt annuel par une transmission à la demande de l’administration. Non soutenu en commission le 9 octobre 2026, il n’a pas modifié les obligations applicables.

Quels sont les seuils applicables aux cadeaux d’entreprise ?

En bref. Quatre seuils, quatre logiques indépendantes. Un même cadeau peut être déductible du bénéfice, faire perdre la TVA et devoir être déclaré. Les mélanger est l’erreur la plus fréquente, y compris dans des contenus professionnels.

RègleSeuilTexteSi vous dépassez
Déduction du bénéfice (IS ou IR)Aucun plafond chiffréArt. 39, 1 du CGIRéintégration si valeur exagérée ou absence d’intérêt pour l’entreprise
Récupération de la TVA sur un bien offert73 € TTC par bénéficiaire et par anArt. 206, IV-2-3° de l’annexe II ; art. 28-00 A de l’annexe IVTVA non déductible sur la totalité (pas de prorata)
Déclaration sur le relevé des frais généraux3 000 € par exerciceArt. 54 quater du CGI ; art. 4 J de l’annexe IVAmende de 5 % des sommes omises, ramenée à 1 % lorsqu’elles sont réellement déductibles, sous réserve des exceptions légales (art. 1763)
Cadeaux et bons d’achat aux salariés200 € par salarié et par an en 2026Tolérance administrative (5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale)Soumission à cotisations, sauf exonération par événement

Un cadeau client est-il déductible du résultat imposable ?

En bref. Oui, sans montant maximum fixé par la loi. Trois conditions : un intérêt pour l’entreprise que vous pouvez démontrer, une valeur proportionnée, et un cadeau qui n’est pas interdit. Le seuil de 73 € ne joue aucun rôle ici.

C’est probablement l’idée reçue la plus tenace. Non, il n’existe pas de « plafond de déductibilité » des cadeaux clients. Les 73 € qu’on voit partout concernent la TVA, et seulement elle. Côté bénéfice, on applique le droit commun des charges de l’article 39, 1 du CGI. Avec une vigilance particulière de l’administration, parce que le cadeau est par nature une dépense sans contrepartie immédiate.

Première condition : l’intérêt de l’entreprise

Client actif, prospect sérieux, apporteur d’affaires, fournisseur stratégique, prescripteur. Le lien d’affaires doit exister et vous devez pouvoir le prouver. C’est à l’entreprise de justifier la dépense : facture, nom du bénéficiaire, raison du cadeau. Un tableau nominatif tenu au fil de l’année vaut beaucoup plus qu’une reconstitution faite pendant un contrôle.

À défaut, l’administration parle d’acte anormal de gestion. Le Conseil d’État le définit comme l’acte par lequel une entreprise décide de s’appauvrir à des fins étrangères à son intérêt (CE, plén., 21 décembre 2018, n° 402006, Sté Croë Suisse). Un cadeau offert à un ami du dirigeant, sans aucune relation d’affaires, tombe exactement là-dedans.

Ce que les juges demandent concrètement

Dans la très grande majorité des contentieux, ce n’est pas le montant qui fait tomber la déduction, c’est l’absence de preuve. Le Conseil d’État a refusé la déduction de voyages offerts parce que l’entreprise ne démontrait pas que les bénéficiaires étaient des clients ou des prospects, ni l’intérêt qu’elle avait à entretenir ces relations (CE, 11 février 2011, n° 316500). Les cours administratives d’appel exigent une justification pour chacune des dépenses, et non des considérations générales sur l’importance commerciale des bénéficiaires (CAA Nancy, 13 mai 2024, n° 21NC02257 ; CAA Douai, 3 juin 2021, n° 19DA01014, pour des voyages et de l’électroménager présentés comme liés à l’attribution de marchés).

Concrètement, pour chaque cadeau : qui l’a reçu, à quel titre, et ce que représente la relation (chiffre d’affaires, affaire en cours, apport). Un suivi simple, avec aussi la date, la nature du cadeau et le cumul par bénéficiaire, couvre l’essentiel.

Deuxième condition : une valeur qui n’est pas exagérée

L’appréciation se fait au cas par cas. Taille de l’entreprise, chiffre d’affaires réalisé avec le bénéficiaire, usages du secteur. Un coffret à 400 € offert au client qui représente un tiers de votre activité peut se justifier, selon le contexte et les preuves que vous conservez. Pour un prospect, ce n’est pas interdit : un cadeau peut servir une relation d’affaires à venir. Il faudra simplement montrer que cette relation existe vraiment (échanges, devis, rendez-vous) et que le montant reste en rapport avec l’enjeu. Il n’y a pas de barème, et c’est voulu.

Troisième condition : un cadeau qui n’est pas prohibé

Un cadeau destiné à obtenir un avantage indu relève de la corruption : articles 433-1 et suivants du Code pénal pour les agents publics, 445-1 et suivants entre personnes privées. La déduction fiscale tombe, et ce n’est clairement pas le plus grave. Pour les entreprises soumises à la loi Sapin II (500 salariés et plus, chiffre d’affaires supérieur à 100 M€), le code de conduite doit d’ailleurs encadrer cadeaux et invitations. Les PME n’y sont pas tenues, mais une règle interne simple (plafond, validation, registre) protège aussi le dirigeant.

Quand la TVA d’un cadeau d’entreprise est-elle récupérable ?

En bref. Pour un bien offert, seulement si sa valeur cumulée ne dépasse pas 73 € TTC pour un même bénéficiaire sur l’année, frais de distribution compris. Au premier centime au-dessus, toute la TVA est perdue. Les véritables échantillons, qualifiés comme tels, échappent à cette limite ; les services offerts aussi, car le texte ne vise que les biens.

Le principe est posé par l’article 206, IV-2-3° de l’annexe II au CGI : la TVA ayant grevé des biens cédés sans rémunération n’est pas déductible, « quelle que soit la qualité du bénéficiaire ». Peu importe que le cadeau serve l’entreprise. La principale exception pour les cadeaux d’affaires ordinaires concerne les biens de très faible valeur, définis par l’article 28-00 A de l’annexe IV : 73 € TTC depuis le 1er janvier 2021.

Ce qui entre dans les 73 €

La doctrine retient le prix d’achat, ou le prix de revient si vous fabriquez vous-même l’objet. On y ajoute les frais de distribution à votre charge : emballage, transport, personnalisation. Un coffret à 66 € TTC expédié pour 9 € de port, c’est 75 €. TVA perdue.

Quand plusieurs objets sont remis ensemble, c’est la valeur du lot qui compte. Et quand la distribution se répète dans l’année, le BOFiP demande de cumuler : une bouteille en juin, un calendrier en décembre, on additionne.

Ce cumul, c’est à l’entreprise de le justifier. Le Conseil d’État a validé le refus de déduction de la TVA sur les cadeaux d’un programme de fidélisation, faute pour l’entreprise d’établir la valeur des cadeaux attribués à chaque bénéficiaire (CE, 10 juin 2015, n° 369217, Sté BP France). Un suivi nominatif facilite cette preuve ; une moyenne globale insuffisamment étayée peut être écartée.

Un seuil par bénéficiaire, mais lequel ?

Le texte parle de « même bénéficiaire ». Il ne dit pas si, pour une société cliente, il faut raisonner par société ou par personne physique destinataire. La doctrine ne tranche pas ce point de manière explicite. Notre position de prudence : quand les cadeaux sont adressés à une entreprise cliente (même si plusieurs interlocuteurs les reçoivent), on cumule au niveau de l’entreprise. C’est moins confortable, mais c’est la lecture la plus difficile à contester.

La règle du tout ou rien

À 73,01 € TTC, vous ne récupérez pas la TVA sur les 73 premiers euros. Vous ne récupérez rien. Il n’existe aucun mécanisme de prorata, ce qui rend les frais de port et les petits cadeaux complémentaires très coûteux en fin d’année.

L’arbre ci-dessous vaut pour une entreprise disposant d’un droit à déduction de TVA. Un cadeau sous le seuil ne crée pas ce droit pour une entreprise qui ne l’a pas (activité exonérée, franchise en base).

Vos propres produits offerts : attention à la livraison à soi-même

Un viticulteur qui offre ses bouteilles, une boutique qui prélève dans son stock : la TVA a été déduite à l’achat ou à la fabrication. Si le bien sort gratuitement de l’entreprise, l’article 257, II-1-1° du CGI impose une livraison à soi-même, dont la TVA n’est pas déductible. Exception, là encore, pour les cadeaux de faible valeur (même seuil de 73 €, fixé par l’article 23 N de l’annexe IV) et pour les échantillons. C’est un point que les pages grand public oublient presque toujours.

Invitations, places de spectacle, cartes cadeaux : bien ou service ?

En bref. L’exclusion de l’article 206 ne vise que les biens. Une place de spectacle ou une invitation offerte est un service : sa TVA suit le droit commun, sous réserve des exclusions propres à certains services. Les cartes cadeaux, elles, dépendent de leur nature de « bon ».

On lit souvent que des places de concert envoyées à un client « suivent le seuil de 73 € ». Nous ne partageons pas cette lecture. Le texte d’exclusion parle de « biens cédés sans rémunération » ; un droit d’accès à un spectacle est une prestation de services. À notre lecture, la TVA facturée sur ces places est déductible dans les conditions habituelles, dès lors que l’invitation sert l’entreprise et que la dépense est documentée (bénéficiaire, contexte commercial). Gardez quand même en tête que certaines catégories de services ont leurs propres exclusions : le transport de personnes, par exemple, n’ouvre pas droit à déduction.

Le repas d’affaires auquel vous participez est un frais de réception, pas un cadeau. Pas de seuil de 73 €, TVA récupérable dans les conditions de droit commun, et un seuil déclaratif à part sur le relevé des frais généraux (6 100 € pour les frais de réception, voir plus bas).

Pour les cartes cadeaux et les coffrets « expérience », tout dépend de la qualification du bon. Elle dépend des opérations auxquelles il donne droit et de leurs modalités de taxation connues à l’émission (lieu d’imposition, TVA applicable), et non du seul nombre d’enseignes participantes. Un bon à usage multiple ne porte pas de TVA à l’achat : il n’y a rien à récupérer. Un bon à usage unique est taxé dès l’émission ; à notre lecture, le sort de cette TVA suit celui du bien ou du service auquel il donne droit. Quant aux prestations de voyage vendues sous le régime de la marge, elles ne comportent pas de TVA déductible.

Objets publicitaires et échantillons

Un objet publicitaire (stylo, carnet, gourde marqués à votre nom de façon apparente et indélébile) reste un bien offert. Il suit donc la même limite de 73 € pour la TVA. Contrairement à ce qu’affirment plusieurs sites, il n’existe pas de déduction « sans limite » pour les objets publicitaires. Leur vrai privilège est ailleurs, dans le décompte des 3 000 € : ils peuvent en être exclus, sous réserve du marquage requis et d’une valeur cumulée n’excédant pas 73 € TTC par bénéficiaire sur l’exercice. Plusieurs objets individuellement sous le seuil ne sont donc pas forcément exclus si leur total pour un même bénéficiaire le dépasse.

Les véritables échantillons bénéficient d’un régime distinct, sans condition de montant. Leur qualification dépend notamment de leur présentation, de leur quantité et de leur usage de prospection ; la simple remise gratuite d’un produit commercialisé ne suffit pas.

Le seuil de 73 € va-t-il changer, et que faire en attendant ?

En bref. Une réévaluation était prévue au 1er janvier 2026 et rien n’a été publié. Continuez à appliquer 73 €. C’est un point de surveillance réglementaire : si un nouveau seuil était publié avec effet au 1er janvier 2026, comme cela s’est produit en 2021, la TVA des cadeaux juste au-dessus de 73 € pourrait être régularisée. Rien ne garantit ce scénario.

Le mécanisme est fixé par l’arrêté du 12 octobre 2005 : le montant est réévalué au 1er janvier 2011, puis tous les cinq ans, en proportion de l’indice des prix à la consommation hors tabac, et arrondi à l’euro supérieur. Le calendrier tombait donc au 1er janvier 2026. Et non « fin 2026 », comme on le lit ici ou là.

Le précédent de 2021 est instructif. L’administration avait annoncé les 73 € dans une mise à jour du BOFiP en mai 2021, l’arrêté a suivi le 9 juin 2021, et le nouveau montant s’est appliqué depuis le 1er janvier 2021. Rétroactivement, donc. Avec l’inflation de 2022 et 2023, l’écart à rattraper cette fois est nettement plus important que lors des révisions précédentes. Nous ne donnons pas de chiffre : tant que l’arrêté n’est pas paru, toute estimation reste une estimation.

Ce que nous conseillons à nos clients pour 2026

Appliquez 73 € TTC, sans anticiper. Dans votre registre des cadeaux, isolez ceux dont la valeur cumulée par bénéficiaire se situe juste au-dessus. Si un arrêté était publié avec effet au 1er janvier 2026, la TVA omise pourra être portée sur une déclaration ultérieure, jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant celle où elle est devenue déductible (article 208 de l’annexe II au CGI). Sans suivi nominatif, cette régularisation serait très difficile à justifier.

Faut-il déclarer les cadeaux clients à l’administration ?

En bref. Oui, dès que leur montant global dépasse 3 000 € sur l’exercice : relevé n° 2067 pour les sociétés, rubrique dédiée de l’annexe 2031 bis-SD pour les entreprises individuelles au BIC. L’omission est sanctionnée par une amende de 5 % des sommes omises, ramenée à 1 % lorsqu’elles sont réellement déductibles, sous réserve des exceptions légales, notamment pour une première omission régularisée à temps.

L’article 54 quater du CGI impose de joindre à la déclaration de résultats un relevé détaillé de certaines dépenses. L’article 4 J de l’annexe IV fixe les seuils : 3 000 € pour les cadeaux de toute nature, en excluant les objets spécialement conçus pour la publicité dont la valeur ne dépasse pas 73 € TTC par bénéficiaire ; la doctrine apprécie cette limite en cumulant les objets remis à un même bénéficiaire sur l’exercice. Les frais de réception (restaurants, spectacles) ont leur propre seuil : 6 100 €. Les micro-entrepreneurs ne sont pas concernés.

Le défaut de production, ou un relevé incomplet, est sanctionné par l’amende de l’article 1763 du CGI : 5 % des sommes omises, taux ramené à 1 % lorsque les dépenses omises sont déductibles. Depuis la loi ESSOC de 2018, l’amende ne s’applique pas à une première infraction (sur l’année en cours et les trois précédentes) réparée spontanément ou à la première demande de l’administration, avant la fin de l’année qui suit celle où le document devait être produit.

Un mot sur un réflexe que nous voyons régulièrement : ne pas remplir le relevé « pour ne pas attirer l’attention ». C’est l’inverse qui se produit. Le relevé est une obligation de transparence, pas un aveu. Et son absence se repère très facilement à la lecture d’un compte 6234 bien garni.

StatutDéduction du cadeauTVARelevé au-delà de 3 000 €
Société à l’IS (y compris SELARL, SELAS)Charge réelle, conditions de l’article 39, 1Seuil de 73 € TTCImprimé 2067
Entreprise individuelle au BIC (réel)Charge réelleSeuil de 73 € TTCRubrique dédiée de l’annexe 2031 bis-SD
Profession libérale au BNC (déclaration contrôlée)Dépense professionnelle si nécessaire à l’activité et justifiéeSeuil de 73 € TTC, sous réserve que l’activité ouvre droit à déduction de TVAPas d’imprimé 2067 ; justification pièce par pièce en cas de contrôle
Micro-entrepriseAucune : l’abattement forfaitaire couvre toutes les chargesRien à récupérer en franchise en baseNon concernée

Votre compte de cadeaux dépasse 3 000 € cette année et vous n’êtes pas certain que le relevé ait été produit les années précédentes ? On peut vérifier vos trois derniers exercices et régulariser avant qu’on vous le demande.

Demander une vérification

Exemple chiffré : une campagne de fin d’année dans une PME

En bref. Sur 40 clients, quelques euros de port et un petit cadeau envoyé en juin suffisent à faire perdre plusieurs centaines d’euros de TVA, et à franchir le seuil déclaratif.

Hypothèses

Une PME offre à 40 clients un coffret gourmand à 60 € TTC (dont 10 € de TVA), expédié pour 9,60 € TTC (dont 1,60 € de TVA). Total par client : 69,60 € TTC. Elle offre aussi 4 coffrets haut de gamme à 180 € TTC à quatre autres clients, distincts des quarante premiers. Le taux unique de 20 % est une hypothèse pédagogique : selon sa composition, un coffret gourmand peut relever de plusieurs taux.

Scénario A, rien d’autre dans l’année. Les quarante bénéficiaires des coffrets standards restent chacun sous 73 € TTC. TVA récupérable : 11,60 € × 40 = 464 €. Les 4 coffrets à 180 € font perdre leur TVA, mais restent déductibles du bénéfice si les conditions de déduction sont remplies.

Scénario B, un carnet à 15 € TTC (dont 2,50 € de TVA) avait été envoyé en juin aux mêmes 40 clients. Cumul annuel par client : 84,60 €. La TVA est perdue sur les deux envois : (11,60 + 2,50) × 40 = 564 € de TVA non récupérable. Le carnet de juin a coûté bien plus que son prix.

Seuil déclaratif. Dans le scénario A, les cadeaux comptabilisés représentent 2 320 € HT pour les coffrets standards plus 720 € TTC pour les coffrets stratégiques : on dépasse 3 000 €. Le relevé est dû. Nous supposons que ces coffrets ne remplissent pas les conditions de l’exception applicable aux objets spécialement conçus pour la publicité : la doctrine admet certaines formes de marquage sur les conditionnements, et c’est la présentation réelle du cadeau qui décide.

Combien coûte réellement un cadeau, après TVA et impôt ?

En bref. Juste au-dessus de 73 €, le coût net fait un saut : trois euros de plus sur le prix peuvent coûter onze euros de plus à l’entreprise. C’est ce calcul qui doit guider le choix du cadeau, pas le prix affiché.

Hypothèses : société à l’IS au taux normal de 25 % et disposant d’un bénéfice imposable suffisant ; droit à déduction intégral de la TVA ; TVA à 20 % ; frais de port inclus dans le prix ; aucun autre cadeau au même bénéficiaire dans l’année ; charge intégralement admise fiscalement.

Prix TTC tous frais comprisTVA récupéréeCharge déduiteÉconomie d’ISCoût net
60,00 €10,00 €50,00 €12,50 €37,50 €
72,00 €12,00 €60,00 €15,00 €45,00 €
75,00 €0,00 €75,00 €18,75 €56,25 €
120,00 €0,00 €120,00 €30,00 €90,00 €

Passer de 72 € à 75 € TTC coûte 11,25 € nets de plus par bénéficiaire. Sur cent clients, plus de mille euros pour trois euros de différence apparente. Pour une PME au taux réduit de 15 % (sur la fraction de bénéfice concernée), l’écart est encore plus marqué : 51,00 € contre 63,75 €. Ce calcul éclaire la décision ; le bon budget reste celui que justifient l’intérêt commercial de la relation et votre trésorerie.

Quelles règles pour les cadeaux et bons d’achat aux salariés ?

En bref. Exonération de cotisations jusqu’à 200 € par salarié sur l’année 2026, ou 200 € par événement reconnu par l’URSSAF sous trois conditions. Tolérance administrative seulement : le juge n’y est pas tenu. L’ancienneté ne peut plus conditionner l’attribution ; l’URSSAF laisse jusqu’au 31 décembre 2026 pour mettre les règles en conformité.

On change de code. Les cadeaux et bons d’achat offerts aux salariés, par l’employeur ou par le CSE, sont en principe des avantages soumis à cotisations. L’URSSAF admet une exonération lorsque leur montant global sur l’année civile ne dépasse pas 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Avec un plafond mensuel à 4 005 € en 2026, cela donne 200 € (contre 196 € en 2025).

Au-delà, chaque attribution peut encore être exonérée si trois conditions sont réunies : un événement figurant sur la liste URSSAF (mariage ou PACS, naissance ou adoption, départ à la retraite, fête des mères et des pères, Sainte-Catherine, Saint-Nicolas, Noël des salariés et des enfants, rentrée scolaire), un bon dont l’utilisation est liée à l’événement, et un montant de 200 € maximum par événement. Pour Noël, on compte par salarié et par enfant ; pour la rentrée, par enfant scolarisé.

Une tolérance qui ne lie pas le juge

La Cour de cassation a jugé que la lettre ministérielle de 1988 et la circulaire ACOSS qui fondent cette tolérance sont dépourvues de portée normative (Cass. 2e civ., 30 mars 2017, n° 15-25.453). Dans l’affaire, les bons étaient modulés selon l’ancienneté et ont été réintégrés malgré le respect du seuil de 5 %. En pratique, l’URSSAF applique sa propre doctrine. Mais respecter le plafond n’est pas une garantie absolue, surtout si les critères d’attribution sont discutables.

Ancienneté : une interdiction déjà applicable, un délai URSSAF jusqu’au 31 décembre 2026

Depuis un arrêt du 3 avril 2024 (Cass. soc., n° 22-16.812), confirmé en 2025, aucune condition d’ancienneté ne peut conditionner l’accès aux activités sociales et culturelles. L’URSSAF, qui admettait jusque-là six mois d’ancienneté, s’est alignée. Elle avait d’abord laissé aux CSE jusqu’au 31 décembre 2025 pour se mettre en conformité, puis a prolongé ce délai au 31 décembre 2026. En cas de contrôle d’ici là, l’URSSAF annonce demander une mise en conformité pour l’avenir plutôt qu’un redressement sur ce seul critère.

Ce délai est une tolérance administrative, pas un report de la règle. Il ne couvre que la condition d’ancienneté : un bon d’achat qui ne respecte pas par ailleurs les conditions d’exonération (montant, événement, utilisation) reste exposé. Notre conseil est donc de retirer l’ancienneté des règles d’attribution dès maintenant, avant la campagne de Noël.

Deux nuances que nous rappelons aux élus et aux directions. D’abord, le délai URSSAF ne protège pas contre un salarié qui contesterait son exclusion devant le juge. Ensuite, dans les entreprises de moins de 50 salariés sans CSE gestionnaire, c’est l’employeur qui attribue directement les cadeaux : la même règle le vise.

Pour la mise en place et le fonctionnement du comité, voir notre guide sur la mise en place du CSE.

Chèques culture et TVA des cadeaux aux salariés

Les chèques à vocation exclusivement culturelle (livres, spectacles, musées) sont exonérés sans plafond ni condition d’événement. Côté TVA, un cadeau en nature remis à un salarié est un bien offert : même limite de 73 € TTC. Les bons d’achat qualifiés de bons à usage multiple, eux, ne portent pas de TVA à récupérer.

Comment comptabiliser un cadeau d’entreprise ?

En bref. Compte 6234 pour les cadeaux à la clientèle, TVA en 44566 seulement si elle est récupérable, montant TTC en charge sinon. Les cadeaux aux salariés passent en charges de personnel ou par le budget du CSE.

SituationDébitCrédit
Coffret client à 60 € TTC, sous le seuil6234 : 50,00 €
44566 : 10,00 €
401 ou 512 : 60,00 €
Coffret client à 180 € TTC, au-dessus du seuil6234 : 180,00 €401 ou 512 : 180,00 €
Objet publicitaire siglé sous le seuil6234 ou 6238 (HT)
44566 (TVA)
401 ou 512
Bons d’achat attribués par l’employeur6474 (ou compte de charges sociales retenu par votre plan de comptes)421 ou 512

Ce classement n’est pas cosmétique. En contrôle, un 6234 propre, des factures au nom de l’entreprise et un registre nominatif facilitent nettement l’examen et la justification. Un compte fourre-tout mêlant réceptions, cadeaux et dépenses personnelles ouvre au contraire la porte à une analyse ligne à ligne.

Comment choisir et offrir un cadeau d’entreprise ?

En bref. Un cadeau sert à se démarquer, à entretenir la relation, à fidéliser et, côté salariés, à motiver. Le choix (goodies, haut de gamme, événement, objet technologique) a aussi des conséquences fiscales qu’il vaut mieux connaître avant de commander.

On offre d’abord pour faire plaisir. Mais un cadeau bien choisi fait aussi qu’on se souvient de vous plutôt que du concurrent qui n’a rien envoyé. Il renforce le lien avec un client, un fournisseur ou un salarié, et s’il revient régulièrement, il installe une forme de fidélité à l’entreprise ou à la marque. C’est un vrai sujet de stratégie commerciale, pas un réflexe de fin d’année.

Les goodies logotés

Ce sont la plupart des cadeaux distribués : des objets de faible valeur au nom de l’entreprise, que l’on peut offrir largement. Fiscalement, c’est la catégorie la plus confortable, à condition que le marquage soit réel et que le cumul par bénéficiaire reste sous 73 € TTC. C’est là que joue l’exception des objets publicitaires dans le décompte des 3 000 €.

Le haut de gamme pour les clients VIP

Une sacoche d’ordinateur, un coffret soigné : le logo y est plus discret, voire absent. Ces cadeaux dépassent presque toujours 73 € TTC, donc leur TVA est perdue. Et un logo discret ne suffit pas à en faire un objet « spécialement conçu pour la publicité ». La dépense reste déductible si la relation la justifie ; c’est elle qu’il faut documenter.

Les invitations et les événements

Billets de spectacle, rencontres sportives, une nuit dans un bel hôtel : on les réserve en général aux très bons clients, pour créer un souvenir. Fiscalement, on bascule souvent du bien vers le service, avec ses propres règles (voir la section sur les invitations). Un de nos clients, pilote d’hélicoptère, allait chercher ses clients sur leur lieu de travail pour les emmener déjeuner. Il nous disait que ces relations duraient ensuite des années. Excellent pour la fidélité, mais à traiter correctement : le repas relève des frais de réception, et le transport de personnes n’ouvre pas droit à déduction de TVA.

Les cadeaux technologiques

Attention à ne pas choisir une technologie trop en avance sur son destinataire. Il y a quelques années, au tout début des tablettes, j’en avais offert à mes meilleurs clients. L’un d’eux est revenu me voir : il ne comprenait pas bien à quoi servait l’objet, et avait d’abord cru à un ustensile de cuisine. Un cadeau qu’on n’utilise pas ne marque personne, quel que soit son prix.

La présentation compte presque autant que le contenu

Soignez l’emballage, ajoutez un mot manuscrit pour présenter le cadeau et remercier, et choisissez le moment : un anniversaire, une fête, la fin d’une belle affaire. Un détail fiscal à garder en tête : l’emballage et l’expédition entrent dans le calcul des 73 €. Un très bel écrin peut suffire à faire basculer la TVA.

Les erreurs que nous rencontrons le plus souvent

En bref. Toutes ou presque viennent d’une confusion entre les quatre régimes, ou d’un oubli du cumul annuel.

  • Croire qu’un cadeau de plus de 73 € n’est pas déductible. Il l’est, si l’intérêt de l’entreprise est démontré. Seule sa TVA est perdue.
  • Oublier le cumul sur l’année. Le petit cadeau du printemps fait basculer le coffret de décembre.
  • Raisonner sans les frais. Emballage, port, gravure : tout compte.
  • Appliquer les 73 € à des services. Places de spectacle, invitations : le texte vise les biens.
  • Croire les objets publicitaires « hors seuil » en TVA. Ils sont hors décompte des 3 000 €, pas hors règle TVA.
  • Négliger le relevé 2067. L’omission expose à une amende de 5 % des sommes omises, ramenée à 1 % lorsqu’elles sont réellement déductibles, sous réserve des exceptions légales.
  • Lire le délai URSSAF comme une autorisation de garder l’ancienneté. L’interdiction existe déjà ; le délai ne protège ni contre un litige avec un salarié, ni contre un redressement fondé sur une autre condition.

Notre méthode au cabinet

En bref. Un registre, une règle interne d’une page, une vérification avant la campagne de fin d’année. Une méthode simple, à adapter à la taille de l’entreprise.

Avant chaque fin d’année, nous faisons avec nos clients le même exercice en trois temps. On reprend le registre des cadeaux de l’année (bénéficiaire, date, nature, montant TTC tous frais compris) pour savoir qui est encore sous le seuil. On arbitre ensuite la campagne de Noël : budget par catégorie de clients, en assumant la perte de TVA pour les clients stratégiques plutôt qu’en bricolant des envois fractionnés. Enfin, à la clôture, on vérifie le seuil de 3 000 € et on prépare le relevé.

Avant de passer commande, cinq vérifications :

  • Le bénéficiaire est-il identifié, et la relation d’affaires documentée ?
  • Qu’a-t-il déjà reçu depuis le 1er janvier, frais compris ?
  • Le prix livré (emballage, port, gravure) reste-t-il sous 73 € TTC, ou assume-t-on la perte de TVA ?
  • La facture est-elle au nom de l’entreprise, avec le détail des articles ?
  • Le total de l’exercice approche-t-il 3 000 € ?

Ce que nous vous remettons : un modèle de registre des cadeaux prêt à l’emploi, une note de règles internes adaptée à votre taille (cadeaux reçus et offerts), le contrôle des écritures du compte 6234 et la préparation du relevé des frais généraux avec la liasse. Pour les CSE, une revue des critères d’attribution des bons d’achat avant le 31 décembre 2026.

Vous préparez votre campagne de fin d’année ? Un premier échange permet d’identifier les vérifications utiles : budget, TVA, registre.

Prendre rendez-vous avec le cabinet

Si un contrôle a déjà remis en cause vos cadeaux ou leur TVA, notre article sur la façon de contester un contrôle fiscal détaille les recours possibles.

Questions fréquentes sur la fiscalité des cadeaux d’entreprise

Quel est le montant maximum déductible pour un cadeau client ?

Il n’y en a pas. Un cadeau client est déductible du bénéfice imposable sans plafond chiffré, à condition d’être offert dans l’intérêt de l’entreprise et d’avoir une valeur proportionnée à la relation d’affaires. Le seuil de 73 € TTC ne concerne que la TVA.

Le seuil de 73 € est-il HT ou TTC, par cadeau ou par an ?

TTC, frais d’emballage, de port et de personnalisation compris. Il s’apprécie par bénéficiaire et par année civile : plusieurs cadeaux au même bénéficiaire dans l’année s’additionnent.

Le seuil de 73 € a-t-il été revalorisé en 2026 ?

Pas à la date du 19 octobre 2026. Une réévaluation était prévue au 1er janvier 2026, mais aucun arrêté n’a été publié. Les 73 € restent applicables. En 2021, le nouveau montant avait été fixé en cours d’année avec effet au 1er janvier : conservez la trace des cadeaux légèrement supérieurs à 73 €.

Que se passe-t-il si un cadeau dépasse 73 € TTC ?

La TVA est perdue sur la totalité de la dépense, pas seulement sur l’excédent. Le cadeau reste en revanche déductible du résultat, pour son montant TTC, si les conditions de déduction sont remplies (intérêt de l’entreprise, valeur non exagérée, justification).

Peut-on récupérer la TVA sur des places de spectacle offertes à un client ?

L’exclusion de l’article 206 de l’annexe II vise les biens offerts. Une place de spectacle est une prestation de services : à notre lecture, sa TVA est déductible dans les conditions de droit commun si l’invitation sert l’entreprise, sous réserve des exclusions propres à certains services comme le transport de personnes.

Faut-il déclarer les cadeaux clients à l’administration ?

Oui, au-delà de 3 000 € sur l’exercice, sur le relevé des frais généraux (imprimé 2067 pour les sociétés, rubrique dédiée de l’annexe 2031 bis-SD pour les entreprises individuelles). Les objets spécialement conçus pour la publicité peuvent être exclus du décompte, sous réserve du marquage requis et d’une valeur cumulée n’excédant pas 73 € TTC par bénéficiaire sur l’exercice. L’omission est sanctionnée par une amende de 5 % des sommes omises, ramenée à 1 % lorsqu’elles sont réellement déductibles, sous réserve des exceptions légales.

Quel est le plafond URSSAF des cadeaux aux salariés en 2026 ?

200 € par salarié pour l’année civile, soit 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 €). Au-delà, l’exonération reste possible par événement reconnu par l’URSSAF, dans la limite de 200 € par événement et sous conditions d’utilisation.

Un CSE peut-il encore réserver les chèques cadeaux aux salariés ayant de l’ancienneté ?

Non. La Cour de cassation l’interdit depuis 2024. L’URSSAF a seulement accordé un délai administratif, jusqu’au 31 décembre 2026, pour mettre les règles d’attribution en conformité ; ce délai ne vaut que pour le critère d’ancienneté et ne protège pas d’un litige avec un salarié.

Comment comptabiliser un cadeau client ?

Au débit du compte 6234 « Cadeaux à la clientèle ». La TVA va au 44566 si le cadeau ne dépasse pas 73 € TTC ; sinon, le montant TTC est porté en charge.

Un cadeau à un fournisseur ou à un apporteur d’affaires est-il déductible ?

Oui, dans les mêmes conditions qu’un cadeau client : intérêt de l’entreprise et valeur non exagérée. Il suit aussi les mêmes règles de TVA et entre dans le décompte des 3 000 €.

Sources

  • Code général des impôts : art. 39, 1 ; art. 54 quater ; art. 257, II-1-1° ; art. 1763. Annexe II : art. 206, IV-2-3° et art. 208. Annexe IV : art. 4 J, art. 23 N et art. 28-00 A.
  • Arrêté du 12 octobre 2005 fixant le mécanisme de réévaluation quinquennale du seuil des cadeaux de faible valeur.
  • Arrêté du 9 juin 2021 (NOR : ECOE2108012A) portant le seuil à 73 € TTC à compter du 1er janvier 2021.
  • BOI-TVA-DED-30-30-50 : biens cédés sans rémunération, biens de très faible valeur.
  • CE, plén., 21 décembre 2018, n° 402006, Sté Croë Suisse (acte anormal de gestion).
  • CE, 11 février 2011, n° 316500 (cadeaux sans preuve de l’intérêt de l’entreprise) ; CE, 10 juin 2015, n° 369217, Sté BP France, programme de fidélisation (TVA des cadeaux et preuve de leur valeur par bénéficiaire).
  • CAA Nancy, 13 mai 2024, n° 21NC02257 ; CAA Douai, 3 juin 2021, n° 19DA01014 (justification dépense par dépense).
  • Cass. 2e civ., 30 mars 2017, n° 15-25.453 (portée de la tolérance sur les bons d’achat).
  • Cass. soc., 3 avril 2024, n° 22-16.812 (condition d’ancienneté et activités sociales et culturelles).
  • URSSAF, CSE : nouveautés 2026 ; actualité URSSAF du 19 décembre 2025 prolongeant au 31 décembre 2026 le délai de mise en conformité.
  • Projet de loi de finances pour 2027, amendement n° I-CF605 (relevé des frais généraux, non soutenu en commission le 9 octobre 2026).

Frédéric Janvier, expert-comptable diplômé en 1993, inscrit à l’Ordre depuis 1994, président d’AUDIT EXPERTS, 24 avenue de Messine, 75008 Paris.

Le cabinet accompagne dirigeants, professions libérales et CSE en fiscalité, comptabilité et droit social, en français, en anglais et en russe.

Cet article a une vocation d’information générale et ne remplace pas une analyse de votre situation.

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